Le deuil en société

 

De retour de quelques jours en Italie, j’ai pu observer cette tradition : un nœud et un avis de décès accrochés à la porte sur rue pour annoncer le décès d’un(e) habitant(e) de l’immeuble.

L’affichage public mais plus largement tous les rites autour du deuil sont profondément liés à la dimension culturelle et sociale des sociétés. Auparavant, le temps du deuil était rendu visible pour ceux que nous croisions. Les égyptiens et romains se rasaient les sourcils, ou au contraire, d’autres civilisations se laissaient pousser cheveux et barbes…
Plus récemment, en France, les temps et modes du deuil étaient encore très codifiés : « Cachemire noir et crêpe pendant les six premiers mois, soie noire et crêpe lisse noir pendant les six autres ; enfin du gris, du violet ou du noir et blanc pendant les six dernières semaines » – Stéphane Mallarmé, La dernière mode, 1874 –

Désormais, les comportements du deuil se font discrets. Souvent, mes patients me font part de ce manque douloureux de reconnaissance de leur deuil. Cette absence visible qui pourrait marquer leur souffrance et leur perte, et permettrait peut-être aussi qu’on les approche avec un peu plus de douceur parfois. Chaque perte est unique, autorisez-vous à créer votre propre chemin de deuil avec vos propres rituels …

Vous êtes la personne la mieux placée pour savoir ce qui est juste pour vous et pour la personne qui vous est chère.
Bien à vous,
Elodie